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Centre AVER de recherche et d'action sur toutes les formes de racisme (Paris)
Avec l’explosion des nouveaux moyens de communication,
la connaissance progresse, mais les idées monstrueuses, l’apologie
de la haine et du mépris eux aussi, se propageant à la vitesse
de l’électronique.
Le monde du 21 e siècle a peur. Les communautés se replient sur
elles-mêmes, préférant souvent se définir contre
les autres, plus par réflexe destructeur, que par réflexe constructeur
: la poursuite d’un but commun.
Les medias, les associations, même humanitaires, les individus, même
les plus haut placés dans la société et auxquels le pouvoir
confère une immunité, véhiculent en toute impunité
des propos ou laissent apparaître des non-dits racistes.
Cela existe depuis toujours.
Mais grâce au développement exponentiel de la communication un
racisme plus subtil circule aujourd’hui sans dire son nom, au second degré,
voire au centième.
Il doit être rapidement identifié et éliminé.
Racisme par :
- omission
- discriminations sous-entendues
- usage abusif de stéréotypes sous prétexte d’art
et de folklore
- attitude paternaliste qui réduit un groupe humain qu’on prétend
aider au statut d’éternel assisté, d’enfant handicapé
tenu sous tutelle, d’analphabète, et pourquoi pas d’humanoïde
demeuré au stade néolithique (la spécialité de certaines
ONG)
Il existe depuis longtemps des associations qui luttent contre le racisme avec
compétence, courage, ténacité.
Quelle est donc la spécificité d’AVER ?
AVER est un observatoire :
Ses membres ont pour objectif de traquer toutes les manifestations de racisme,
des plus visibles, traditionnelles comme la violence, l’injure publique,
la discrimination à 1) l’embauche, 2) la scolarisation, 3) l’accès
à la santé.
Mais aussi, et c’est là sa spécificité, de traquer,
révéler et faire condamner les nouvelles manifestation du racisme
déguisées en respect de traditions obsolètes, négation
de toute évolution de communautés qu’on fige volontairement
dans un passé qui paralyse son dynamisme, œuvres de bienveillance
au visage compatissant mais qui masque une réelle arrogance, oubli d’un
peuple victime d’un génocide quand on prétend lister tous
les peuples qui devraient bénéficier d’excuses, de réparations,
de restauration de leur dignité.
AVER veut lutter de façon moderne et dépister le racisme là où il se cache.
AVER centre plus précisément son action sur la TSIGANOPHOBIE, sans évidemment exclure la lutte contre tout racisme quel qu’il soit, parce que ses membres fondateurs sont rroms, et que la situation qu’ils connaissent le mieux est naturellement celle du peuple rrom, victime d’une inquiétante inflation d’agressions de toutes sortes dans tous les pays européens.
Quel est son projet
- disposer d’un accès constant et facile à tous les medias
afin d’y repérer la moindre trace de racisme,
- disposer d’un réseau d’observateurs dans les pays européens,
communautaires ou non, reliés par téléphone et/ou courriels,
qui signalent à l’équipe centrale toute manifestations de
racisme
- disposer de correspondants ayant une sérieuse formation juridique pour
examiner les différentes formes de riposte, allant de la simple pétition,
protestation ou conférence de presse, jusqu’au procès pour
incitation à la haine raciale et recours aux institutions européennes.
- disposer de correspondants fiables nettement identifiés au sein de
la presse nationale et internationale pour faire éclater tout scandale
- rédiger tous articles, monographies, conférences, qui donneront
à un public souvent ignorant les informations qui lui manquent, afin
d’éclaircir son jugement. Dans la même optique, enregistrer
et filmer si possible des témoignages et des entretiens avec des spécialistes
aptes à démonter toute action raciste pour en stigmatiser le caractère
criminel et l’absurdité
- se rendre dans les établissements d’enseignement de tous degrés
pour y faire des exposés et conférences de même valeur pédagogique
- dialoguer avec les associations antiracistes existantes, partis politiques,
instances religieuses et scientifiques, groupes d’initiative citoyenne
pour que l’identification du fait raciste et l’élaboration
de sa riposte soient en harmonisation avec l’action des partenaires luttant
pour les mêmes valeurs.
Ce que nous demandons :
- Un soutien logistique : bureau, téléphones, ordinateurs, abonnements
à la presse écrite nationale et internationale ainsi qu’aux
« alertes » électroniques,
- Un soutien financier pour certains collaborateurs : il en est qui pourront
se livrer à des travaux de recherche et d’observation parcellaires
de façon bénévole, mais il est nécessaire de constituer
une équipe centrale permanente salariée qui puisse se déplacer
et se consacrer entièrement à la collecte, le contrôle et
l’analyse des informations, ainsi qu’à la rédaction
de textes de synthèse et au dialogue avec juristes et medias
- Un soutien important destiné aux frais de justice : on peut certes
demander un conseil bénévole à un avocat engagé,
mais non lui demander de conduire un procès complexe sans lui verser
d’honoraires. (Il faut envisager de perdre des procès… Il
est des causes qui ont mis un certain temps de maturation avant que d’être
entendues. N’entreprendre un procès que lorsqu’on est sûr
de gagner est lâche et constitue une insulte à l’opinion
publique qui est capable de réagir lorsqu’elle estime que justice
n’a pas été rendue).